Pétrole, gaz : l'exploration et la production

Pétrole, gaz : l'exploration et la production

La réussite dans l'industrie du pétrole exige une part importante d'investissement. S'assurer de l'existence et de la rentabilité d'un gisement est donc capital. C'est dans cette perspective que l'exploration d'un gisement de pétrole et de gaz et l'évaluation de la réserve avant d'entamer une production sont capitales.

La phase d'exploration

L'exploration commence par la localisation d'un gisement. Pour atteindre cet objectif, les techniciens effectuent une imagerie en 2D et en 3D. L'analyse des différentes couches nécessite une méthode particulière : c'est la sismique de réflexion qui consiste à envoyer des ondes en profondeur. Après ces analyses, on obtient une estimation sur :

  • la nature des hydrocarbures
  • le volume du gisement et la quantité extractible
  • le pourcentage de réussite de l'exploration

Cette phase est déterminante. Les données issues des analyses doivent être les plus précises possible, car elles constituent des outils de prise de décision pour la suite des opérations.

Les études techniques et financières

À part les études géologiques, on effectue également des études techniques et financières qui sont nécessaires. Elles déterminent le nombre de forages, les types d'installations appropriées au gisement. Enfin, on établit un profil de production caractérisé par les volumes et la durée de production.

La raison d'une telle précaution est que le coût d'un forage d'exploration peut atteindre des millions d'euros. En réalité, le forage représente plus de 60 % des investissements pour la production.

Une fois que la décision est prise, on prépare le site d'extraction et on achemine les équipements nécessaires aux opérations. Le premier forage marque la phase de démarrage durant lequel la quantité d'hydrocarbure extraite augmente en fonction du nombre de puits forés.

La phase de production

Après 2 ou 3 ans, la production se stabilise. C'est la période de plateau ou de palier. En moyenne, elle dure entre 2 et 4 ans. Cependant, cette période peut atteindre 10 ans pour de très grosses réserves.

Dès que l'on constate une diminution régulière de la production, on passe dans la période de décroissance. Cette perte s'accroît progressivement de 1 à 12 % par an jusqu'à la fin de la production.

Pour extraire le maximum d'hydrocarbure, les compagnies pétrolières utilisent des techniques d'extraction assistées. Dans ce cas, il est possible de continuer la production grâce aux techniques de récupération assistée.

Au lieu de récupérer 20 à 50 % des hydrocarbures, elles permettent d'arriver à 60 %, voire 80 %. Une fois que le seuil de rentabilité est atteint, on arrête d'extraction de pétrole. Pour rentabiliser ses investissements, Philia Energy fait également appel à ces techniques.

Toutefois, un gisement pétrolier peut toujours réserver des surprises. Il se peut que la quantité de gaz soit plus importante que la quantité de pétrole. Le gaz est en général commercialisable, mais ce n'est pas toujours le cas. Il est également possible que le gisement contienne une part importante d'eau. Tant que le produit est commercialisable, Philia S.A. est disposé à le vendre sur le marché.

Dans les cas présents, l'exploitation peut être déficitaire et l'arrêt de l'extraction avant les dates prévues est nécessaire. En revanche, il arrive aussi que les capacités de production réelles soient en deçà de la prévision. Alors, les bénéfices peuvent exploser. À l'instar de Philia S.A., les acteurs de l'industrie du pétrole sont conscients des risques à courir.